Texte de l’accueil

Quand Pyrrhus lance son “Brûlé par plus de feux que je n’en allumai“, Andromaque consent au mariage. Et, à quelques jours de son exécution, Julien Sorel confie : ” Il est singulier pourtant que je n’aie connu l’art de jouir de la vie depuis que j’en voie le terme si près de moi “. En quelques mots éclatants, Racine et Stendhal donnent leurs intentions pour retrouver une sérénité durable. Voici donc une proposition littéraire de programme pour peines. Cependant, ces propositions ne sont pas nouvelles. Si on cherchait à les retrouver ailleurs, elles revêtent déjà des formes multiples, parfois à peine voilées.

Ce carnet d’articles présente des réflexions issues d’une installation dans le questionnement de l’architecture carcérale. Les pistes des solutions mènent d’une migration d’un enfermement brut vers un milieu humain clos à partir duquel l’architecture peut se penser dans un mouvement. Suite aux mutineries des années 70, l’administration pénitentiaire et la justice ont déjà parcouru un bout de chemin dans se sens. Il ne reste donc plus qu’à l’architecture d’accompagner ce mouvement.

Dans ce carnet d’articles, l’architecture y est mobilisée comme une levée de sens au monde que certaines transfigurations de paysages illustrent. Ces questionnements sont semblables à ceux d’auteurs dont des résumés sont présentés ici. Ils illustrent une recherche du rapprochement des silhouettes de l’intériorité et du lointain.