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Quand Pyrrhus lance son "Brûlé par plus de feux que je n'en allumai", Andromaque consent au mariage. Et, à quelques jours de son exécution, Julien Sorel confie : " Il est singulier pourtant que je n'aie connu l'art de jouir de la vie depuis que j'en voie le terme si près de moi ". En quelques mots éclatants, Racine et Stendhal donnent leurs intentions pour retrouver une sérénité durable. Voici donc une proposition littéraire de programme pour peines. Cependant, ces propositions ne sont pas nouvelles. Si on cherchait à les retrouver ailleurs, elles revêtent déjà des formes multiples, parfois à peine voilées.

Ce carnet d'articles présente des réflexions issues d'une installation dans le questionnement de l'architecture carcérale. Les pistes des solutions mènent d'une migration d'un enfermement brut vers un milieu humain clos à partir duquel l'architecture peut se penser dans un mouvement. Suite aux mutineries des années 70, l'administration pénitentiaire et la justice ont déjà parcouru un bout de chemin dans se sens. Il ne reste donc plus qu'à l'architecture d'accompagner ce mouvement.

Dans ce carnet d'articles, l'architecture y est mobilisée comme une levée de sens au monde que certaines transfigurations de paysages illustrent. Ces questionnements sont semblables à ceux d'auteurs dont des résumés sont présentés ici. Ils illustrent une recherche du rapprochement des silhouettes de l'intériorité et du lointain.

Articles personnels. Extraits de littérature. Références.

Le milieu humain clos.

Que serait une prison-jardin ?

Le Panoptique (1786), de Jeremy Bentham.

L’architecte & la maitrise d’œuvre.

Qu’est-ce que l’espace ?

La conférence de consensus sur la prévention de la récidive.

Allégorie de la caverne.

Paysage, singularité et universalisme.

La contingence dans les coursives.

La vacuité des lieux.

Surveiller et Punir (1975), de Michel Foucault.

Une « archittérature ».

Andromaque, de Racine.

Contre-histoire de la philosophie, de Michel Onfray.

Les Grandes Baumettes

Réalisation des Baumettes Connexes

La Cité de l’Air

Établissement de Dakar.

La réintégration, par Simone Weil.

« C’est moi que je peins », Montaigne.

“Qui a vécu un seul jour a vécu un siècle” de La Bruyère.

Discours de la méthode (1637), de René Descartes.

Le proche et le lointain, Rainer Maria Rilke.

“Qu’est-ce que le temps ?”, D’Augustin.

“Chaque être, à chaque instant, devient par altération un autre que lui-même”, Jankélévitch.

“Préférer cette branche de sureau”, Elliot.

” Il est singulier pourtant que je n’aie connu l’art de jouir de la vie que depuis que j’en vois le terme si près de moi”, Stendhal.

“La peur cachée de chacun que tant de perfection tout à coup ne se brise”, Duras.

“Les grands paysages mélancoliques de Virgile”, Hadrien.

“Je suis debout sous un pommier dont la floraison s’achève, je respire », Soljenitsyne.

“Choukhov a monté son mur avec entrain”, Soljenitsine.

“La miniature est un exercice de fraîcheur métaphysique”, Bachelard.

“La tempérance : Gouverner, c’est maîtriser le temps”, Boucheron.

“Les champs, les villes, les idées sont des choses totalement fictives”, Pessoa.

“La structure du village Bororo assure les rapports entre les hommes et l’univers”, Lévi-Strauss.

“Je me parle de ce qui se trouve me concerner”, d’Hannah Arendt.

“Le moment structurel de l’existante humaine”, Fûdo.

“C’est dans les bois de Combourg que je suis devenu ce que je suis”, Chateaubrilland.

Suave Mari Magno, De Natura Rerum, Lucrèce.

“Qu’a-t-on de mieux à faire en prison que de transporter ailleurs son existence”, de Mme Roland.

“Et quelle voix sinistre ulule”, Apollinaire.

Les clochers de Martinville, Proust.

“Ma chambre, ou plutôt une armoire”, Lhuillier.

La durée, de Merleau-Ponty.

Pages de références.

Histoire de l’architecture carcérale (2008), de Christian Demonchy, architecte de prisons.

La République (-380 env.) de Platon, par Raphaël Enthoven.

Les prisons de la folie, Catherine Paulet.

Nul n’est méchant volontairement, Socrate, par Mickael Foëssel.

Les écoles de Chicago : Naissance de la sociologie américaine, par David Le Breton.

La prison, lieu de soins : provocation ou réalité ? Anne Lécu.

Le Politique (-360 env.) de Platon, par Dimitri El Murr.

Les Lois (-347 env.) de Platon, par Dimitri El Murr.

La déconstruction et la justice chez Jacques Derrida, par Jérôme Lèbre.

La Morale et la cité, de Jacqueline de Romilly.

Antigone de Sophocle (-441), par Paul Demont.

Le droit à la ville (1968), d’Henri Lefebvre.

Histoire de la ville (1975), de Leonardo Benevolo.

Où réside l’esprit du lieu ? D’Augustin Berque.

Enfermement et milieu clos.

Les écrits de prison et la microphysique du pouvoir, Éric Méchoulan[1], Grihl.

Notre-Dame des Fleurs (1943) et Miracle de la rose (1946), de Jean Genet. L’écriture mise au secret, Pascaline Hamon, Grihl.

Formation d’un surveillant de l’administration pénitentiaire.

Qu’est-ce qu’un homme seul ? De Pierre Dulau.

Lettre à Lucilius, De la vie heureuse, la Tranquillité de l’âme, la brièveté de la vie, Sénèque.

Qui fait la loi ? : Kant, le tribunal de la raison, par Mickael Foëssel.

Faut-il se libérer des contraintes ? Faut-il croire à la liberté ? Par Vincent Delecroix.

La variation d’échelle, par Philippe Descola.

Théorie de l’architecture : Les échelles, de Rémy Butler.

Par-delà nature et culture, de Philippe Descola.

Les métamorphoses d’Ovide, par John Scheid.

Le lieu de l’universel, d’Isabelle Thomas-Fogiel.

L’illusion comique (1635) de Corneille, par Raphaël Enthoven.

La pensée et le mouvement (1934), d’Henri Bergson, par Frédéric Worms.

La forme animale, par A. Finkielkraut, J.C. Bailly et J. Dewitte.

Les formes de l’espace construit et de la pensée : du village Bororo à la ville-réseau, par M. Hénaff.

La rhétorique, de Michel Meyer.